DÉCADENCE
Manifeste
I
Les individus se positionnent au-delà du groupe, chaque personne se présente comme individualité méritante.
Tout le monde doit être servi, mais par qui ?
Se coupant du groupe, il se désocialise et se rapproche de sa condition d'animal de laquelle il ne saurait survivre.
Il n'a ni crocs, ni griffes.
Ni fourrure, ni cuir.
Ni aile, ni nageoire.
Ni dard, ni poison.
Une vision faible,
un odorat quasi inexistant,
un goût médiocre,
une ouïe réduite et
un toucher grossier.
L'humain se croit puissant relativement au groupe dont il fait partie.
Ce qui fait un non-sens avec l'individualisme duquel il puisse se proclamer.
Il n'a pour lui que son intellect et ses pouces opposables afin de fabriquer et utiliser ses outils.
Tout le monde doit être servi, mais par qui ?
Se coupant du groupe, il se désocialise et se rapproche de sa condition d'animal de laquelle il ne saurait survivre.
Il n'a ni crocs, ni griffes.
Ni fourrure, ni cuir.
Ni aile, ni nageoire.
Ni dard, ni poison.
Une vision faible,
un odorat quasi inexistant,
un goût médiocre,
une ouïe réduite et
un toucher grossier.
L'humain se croit puissant relativement au groupe dont il fait partie.
Ce qui fait un non-sens avec l'individualisme duquel il puisse se proclamer.
Il n'a pour lui que son intellect et ses pouces opposables afin de fabriquer et utiliser ses outils.
II
Lorsqu'une société inverse plaisir et bonheur.
III
Lorsque les individus dont le rôle est d'administrer la société en détournent l'usage et les biens pour leurs propres intérêts alors ils ne la servent plus.
Privant la société d'une direction destinée à son bon fonctionnement et du bien-être de ses citoyens.
Ainsi la société ne sert plus à bâtir pour ses membres, mais à les extorquer pour alimenter ceux qui l'administrent.
Privant la société d'une direction destinée à son bon fonctionnement et du bien-être de ses citoyens.
Ainsi la société ne sert plus à bâtir pour ses membres, mais à les extorquer pour alimenter ceux qui l'administrent.
IV
Lorsque les individus qui bénéficient du luxe du temps et de la capacité de raison l'oriente vers l'utilisation de ressources publiques pour leurs intérêts individuelles.
V
Lorsque l'exception devient la norme, alors les règles qui encadrent la société n'existe plus et par la même; la société.
VI
Lorsque l'empoisonnement des individus composants la société devient une source de profit individuel.
VII
Lorsque l'éradication du vivant est considéré comme de la création de richesse quand rien n'est plus riche et diversifié que le vivant qui nous entoure et nous compose.
VIII
Lorsque la jeunesse destinée à remplacer les membres de la société ne se projette pas dans le future et adopte une posture d'abandon et de résignation.
IX
Lorsque la classe dirigeante ne porte plus de vision d'avenir, de direction bénéfique à l'ensemble de sa population et que seule la volonté de supériorité anime la fonction publique.
X
Lorsque la valeur de l'être dépasse celle du faire et que la valeur de l'avoir dépasse celle de l'être.
XI
Lorsque le prix de l'échec d'un individu est payé par la société sans que celui-ci ne soit jugé.
XII
Lorsque le vivant est considéré comme une ressource exploitable sans limite sachant que l'être humain fait parti du vivant.
XIII
Lorsque la société ne fait pas attention à qui la rejoint et à l'éducation de ses membres.
XIV
Lorsque la jeunesse d'une société est d'abord formé au plaisir avant la raison.
XV
Lorsque les individus cessent de questionner leurs rôles dans la société.
XVI
Lorsque la société accepte et encourage l'occupation de l'espace publique et privé par la publicité oblitérant le rapport au réel des citoyens en les plongeants dans une course mentale de désir en désir.
XVII
Lorsque la culture populaire côtoie le charlatanisme en faisant commerce de biens non nécessaires basé sur la naïveté et la crédulité d'une population non éduqué.
XVIII
Lorsque la société exploite sa jeunesse, se privant ainsi de son future.
XIX
Lorsque les individus d'une même société perdent la confiance qu'ils ont les uns dans les autres.
XX
Lorsque la passion individuelle prends le pas sur la raison dans le débat publique.