HUMAIN

Fragments

Voir grand c'est se voir petit.
L'humain se dépeint de ses mains.
Si vous êtes perdu en votre être.
Regardez ce que vous buvez, mangez, respirez, observez.
Je ne dis pas que vous saurez ce que vous êtes.
Mais vous saurez pourquoi vous êtes perdu.
Être c'est faire,
exister c'est transformer
croire être c'est penser faire
croire exister c'est croire être.
Croire être par soucis d'être n'est pas être.
La conscience de soi fait prendre conscience du monde.
La conscience du monde ancre la conscience de soi.
Celle-ci crée la compréhension de soi dans le monde.
La compréhension crée la question, la question crée la réponse.
Les gènes, nôtre ADN, est le moyen par lequel nous nous transportons au travers du temps. De nos expériences et de nos vies nous nous enrichissons et dans le temps nous nous adaptons. Encore pour cela faut-il en tirer la leçon.
Derrière l'apprentissage des langues et des mots se cache aussi celui de la pensée. Les mots portent les sens, les concepts, les émotions, les coutumes et traditions. Ils sont l'Histoire et l'incarnation de la pensée. Histoire vieille de plusieurs vies d'Hommes.
Le faste et la dorure, cruels pastiches pour les naïfs,
s'avilissant au proxénétisme du luxe et la luxure.
Les naïfs attirés comme papillon la nuit,
par la lumière et le bruit.
S'enferment dans un piège,
Et n'en ressortent qu'au prix d'un sacrifice
dont le prix était gratuit.
Désir est source d'énergie.
Autant que le taureau se débat jusqu'au dernier soupir,
Que la chèvre se heurte à la clôture,
L'humain par sa volonté se heurte à la source de son désir,
de mille ou une manière.
Celui-ci saura se laisser mourir vidé de l'énergie dépensée
à la recherche de son souhait.
La volonté une fois dirigée, ne peut être déviée. Afin de la saper, si on ne peut l'éviter, il faudra revenir à son origine et en travailler les causes.
Plus loin est la destination pour qui marche,
plus fortes devront être les raisons.
Rejeter sa pensée est se trahir,
Ignorer son esprit est s'aliéner,
Malmener son enveloppe est se blesser,
Repousser ses besoins est perdre son humanité.
C'est parce qu'il y a des faibles qu'il y a des forts.
Parce qu'il y a des pauvres, il y a des riches.
C'est parce qu'il y a des forts qu'il y a des faibles.
Parce qu'il y a des riches, il y a des pauvres.
Mais nul consensus sur l'objet de l'adjectif.
La duplicité de l'Homme marque son caractère animal, il se déshumanise en succombant à ses pulsions, elles mêmes éloignées des désirs réels qu'il pourrait avoir s'il ne s'abaissait pas. Peut-être ne peut-il rien désirer d'autre, dans sa condition d'animal ? La transcender doit être le but premier de ses pairs à sa naissance : son éducation et sa conscience.
Marcher l'air hagard, perdu,
suivant les traces de celui qui marche devant soi.
Voilà un bien triste sort pour celui qui aspire à son devenir.
La dette que nous avons est envers l'univers.
Le crédit est celui des ressources qui conditionnent nos existences.
Pris dans son égo, il fustigea son cerveau.
Vivre pour ses rêves.
Mourir pour sa vie.
Illusion du devenir, croyance en l'avenir.
Nuisant à l'action car projetant dans le futur nos intentions,
nous faisant rater le présent.
L'action au présent, construit son futur,
si l'action est dirigée alors le futur sera contrôlé.
L'action au présent sans direction mène, certes,
mais sans jamais arriver, condamné à errer.
Éduquer ses enfants en se questionnant.
Ne pas donner, mais apprendre à faire.
Faire soi même, pour enseigner comment faire.
Pour choisir, il faut avoir conscience du choix.
L'Homme marche déterminé.
Pensant savoir où ses pieds vont le guider.
Ignorant de la destinée du reste de sa journée.
Croyant comprendre ce qu'il n'a jamais effleuré,
à savoir sa propre causalité.
Comment pourrait-il contrôler ses pas,
ne sachant leurs origines ou leur destination,
alors il marche, sûr de lui.
Funambule sur le mur de ses croyances,
S'effritant à chaque pas un peu plus.
Le pouvoir existe car il s'exerce,
il voyage de mains en mains.
S'échappe dès lors qu'il n'est plus tenu,
le tenant on perd son temps.
Personne ne peut le prendre,
il est maître de son existence.
Sans l'exercer, il disparaît.