POÉSIE

Poèmes

À l'aube du jour,
dans le calme désert,
l'aride suzerain pour un tour.
Dansant, tourbillonnant.
À la prise des vents.
Les fleurs emmêlées
à la teinte du ciel bleuté.
Petit chiot vît crabe sur la jetée,
Par curiosité s'est approché.
Petit chiot finit mouillé.
Étoile brillante dans toutes les directions.
Où que nous soyons,
nous tournant vers elle.
Nous recevons ses rayons comme
s'ils nous étaient adressés.
Ces rayons illuminent nos jours,
nous nourrissent de leur énergie,
qui fait croître les champs et les forêts.
Soyons reconnaissant de sa générosité qui nous alimente.
Respectons les cycles qui nous font vivre.
Étendue bleue couverte d'or,
sur toi je pose mes yeux.
Ton scintillement brûlant,
s'envole au gré des vents.
Laissant place au gris profond,
dévoilant une mer sans fond.
Amputé volontaire,
Enfant sous tutelle,
Asservi inconscient,
Fainéant consentant.
Une fois englué,
son temps aspiré.
On le prit dès l'enfance,
l'éloignant de l'errance.
La question remplacée par la croyance.
Laissant par inadvertance,
une partie de sa présence.
À l'aube de l'apogée,
Avant que le soleil ne soit levé.
Les premiers rayons cours à l'horizon,
illuminent un monde en suspend.
Lieu où se côtoient le beau et le chaos.
Où la distinction se trace d'une ligne.
Les esprits occupés transitent par la cité qui ne dort jamais.
Assis à la croisée des chemins,
en quête de son destin,
le corps putréfie,
en recherche d'une nouvelle vie.
L'œil humide de l'âme avide,
ruisselle dans la vallée des songes.
Partie prenante du tout.
Tournoyant il s'approche et se propage,
à travers nos canaux pour y déposer le mot.
Les formes obscures détournent de sa course l'élan dirigé,
Qui, de l'astre, répond à l'univers.
Dans sa partialité, le mouvement absorbé et rejeté, révèle la vérité.
Les affres du temps,
tel des aphtes dans la bouche de l'univers
Déchire la paroi de l'espace ouvert
écoulant le terreau putréfié.
Remplissant ce puits sans fond de matière avilissante.
Dans une langoureuse danse.
Marchant, courant, trébuchant puis s'effondrant.
Sans avoir perçu la Terre sous ses pieds.
Le sans vu, lentement, tâtonnant.
Sentant la terre et le ciel, se tint droit et avança sans relâche.
L'être affalé sentit alors sur soi la pointe du guide venu éprouvé la Terre.
Qui ne le piétinera pas.
Sentir plutôt que voir, pour bannir la peur du noir.
Là est le son des muses.